Le feu descend le long du train d’atterrissage, enflammant du même coup le pneu. Qui éclate, lui. Les flammes continuent de lécher le moteur, sans prendre l’ampleur qu’il est supposé prendre.
- C’est pas normal, dit Nounours.
Le camion des pompiers reste à une distance respectable. Un camion à Faya, on ne prend aucun risque avec. Tant pis, on laisse brûler l’avion, plus personne ne peut rien pour lui maintenant. Et l’essence, cela peut être dangereux.
Donc les pompiers regardent eux aussi.
- Tu crois qu’ils seraient venus si on était restés bloqués dans l’avion ? demande Nounours.
Personne ne répond. Si le navigateur était là, il dirait « oui bien sûr », pour détendre l’atmosphère.
Le pneu finit de brûler, l’épouvantable fumée noire se dissipe, les flammes s’éteignent elles aussi, toutes seules, miraculeusement.
Silence.
- C’est pas normal, dit Nounours.
Le camion des pompiers reste à une distance respectable. Un camion à Faya, on ne prend aucun risque avec. Tant pis, on laisse brûler l’avion, plus personne ne peut rien pour lui maintenant. Et l’essence, cela peut être dangereux.
Donc les pompiers regardent eux aussi.
- Tu crois qu’ils seraient venus si on était restés bloqués dans l’avion ? demande Nounours.
Personne ne répond. Si le navigateur était là, il dirait « oui bien sûr », pour détendre l’atmosphère.
Le pneu finit de brûler, l’épouvantable fumée noire se dissipe, les flammes s’éteignent elles aussi, toutes seules, miraculeusement.
Silence.