SILENCIO de Dominike Audet
Bonjour lectrices et lecteurs! Voilà maintenant des mois que je travaille sur un nouveau projet dont je vous ai déjà parlé brièvement. La trilogie « Black Cat Saloon » terminée, il m’apparaissait clair que l’un des personnages de cette série demandait à exister librement, indépendamment de Molly Davenport, de Charles Thatcher, de Chayton et surtout, du contexte de base. Ce personnage avait à mes yeux trop de potentiel pour sombrer dans l’oubli.
C’est pourquoi j’ai fait mystérieusement disparaître Daisy O’Leary à la fin du troisième tome de la série. Elle devait s’enfuir, continuer à vivre sa propre histoire, et moi, je mourais d’envie d’en savoir davantage à son sujet. Moins sur son passé que sur son avenir. C’est donc sur Daisy O’Leary que se concentre mon prochain roman. Une jeune femme froide de prime abord, presque détestable, hautaine, à qui les Shoshones ne font guère confiance, à l’exception peut-être de Washakie qui a cru pouvoir la purifier, la ramener du côté du bien. Longtemps avant d’avoir débuté la rédaction de ce roman, j’avais déjà choisi de le nommer « Silencio ». Dès lors, je savais que ce livre serait différent. Exactement comme lorsque j’ai commencé le travail sur « Érotique Circus ». Je voulais que cette histoire soit spéciale, différente. J’avais envie d’explorer autre chose, d’aller en profondeur cette fois dans la psyché de mes personnages. J’ai donc fait ce que je fais habituellement et j’ai couché des mots sur papier (en fait, sur mon ordinateur), en suivant mon inspiration du moment, la fougue coutumière qui m’envahit en amorçant un nouveau projet.
J’ai écrit dix chapitres d’une histoire qui répondait à tous mes critères habituels. Oui, cela aurait parfaitement pu convenir. Je voyais déjà un aboutissement, je songeais déjà à une image de couverture. Tout allait à peu près bien. À une exception. Cette histoire ne correspondait pas à l’idée que je m’en étais faite au départ. Elle ressemblait trop à ce que j’avais fait avec la série « Le Black Cat Saloon ». Je ne sentais pas que j’exploitais « Silencio » de la façon dont je l’avais voulu. Il manquait quelque chose. Et à un moment, j’ai compris ce que c’était. La muse était absente. Mon personnage masculin principal n’avait pas d’âme on aurait dit. Il était simplement un nom et des gestes, mais il ne créait aucun remous en moi. En tous cas, rien de comparable à Jake Brooks, à Heath Fenway ou Addison Fring, les hommes de mes autres séries, qui possédaient tous quelque chose de « vivant ». Pour «Silencio , il me fallait un personnage masculin marquant, du genre à occuper mes pensées jour et nuit. Du genre à me garder éveillée jusqu’aux petites heures du matin tant j’ai envie de le voir exister. Un jour, la muse est arrivée. Comme cela. Par magie. Il a surgi dans mon esprit dans toute sa complétude, plus puissant que ma propre volonté, me foudroyant. J’ai donc jeté tout ce que j’avais accompli au cours des semaines précédentes. Rien de tout ce que j’avais déjà écrit ne me semblait avoir de sens. Il devait arriver plus tôt dans l’histoire, se manifester dès le début, ce qui n’était pas le cas dans la version première. Ce personnage renversant qui se nomme Ximènes possède sa volonté propre, il s’est imposé à moi, m’a forcée à le faire vivre. Mais il venait avec ses règles. Des règles qui sont hors de mon contrôle. C’est pourquoi « Silencio » vous paraîtra très différent de tout ce que j’ai écrit en format numérique jusqu’à présent. L’écriture de ce livre me rappelle « L’âme du Minotaure », mon roman paru en 2010. Il exploite davantage la psychologie des personnages, il pénètre très loin dans leurs esprits, il montre le côté sombre de l’humain qui aime malgré tout. Oui, c’est une histoire d’amour. Mais ce n’est pas un roman érotique. Pas dans le sens littéral du terme. Même si c’était mon intention au départ, les personnages en ont voulu autrement.
Bonjour lectrices et lecteurs! Voilà maintenant des mois que je travaille sur un nouveau projet dont je vous ai déjà parlé brièvement. La trilogie « Black Cat Saloon » terminée, il m’apparaissait clair que l’un des personnages de cette série demandait à exister librement, indépendamment de Molly Davenport, de Charles Thatcher, de Chayton et surtout, du contexte de base. Ce personnage avait à mes yeux trop de potentiel pour sombrer dans l’oubli.
C’est pourquoi j’ai fait mystérieusement disparaître Daisy O’Leary à la fin du troisième tome de la série. Elle devait s’enfuir, continuer à vivre sa propre histoire, et moi, je mourais d’envie d’en savoir davantage à son sujet. Moins sur son passé que sur son avenir. C’est donc sur Daisy O’Leary que se concentre mon prochain roman. Une jeune femme froide de prime abord, presque détestable, hautaine, à qui les Shoshones ne font guère confiance, à l’exception peut-être de Washakie qui a cru pouvoir la purifier, la ramener du côté du bien. Longtemps avant d’avoir débuté la rédaction de ce roman, j’avais déjà choisi de le nommer « Silencio ». Dès lors, je savais que ce livre serait différent. Exactement comme lorsque j’ai commencé le travail sur « Érotique Circus ». Je voulais que cette histoire soit spéciale, différente. J’avais envie d’explorer autre chose, d’aller en profondeur cette fois dans la psyché de mes personnages. J’ai donc fait ce que je fais habituellement et j’ai couché des mots sur papier (en fait, sur mon ordinateur), en suivant mon inspiration du moment, la fougue coutumière qui m’envahit en amorçant un nouveau projet.
J’ai écrit dix chapitres d’une histoire qui répondait à tous mes critères habituels. Oui, cela aurait parfaitement pu convenir. Je voyais déjà un aboutissement, je songeais déjà à une image de couverture. Tout allait à peu près bien. À une exception. Cette histoire ne correspondait pas à l’idée que je m’en étais faite au départ. Elle ressemblait trop à ce que j’avais fait avec la série « Le Black Cat Saloon ». Je ne sentais pas que j’exploitais « Silencio » de la façon dont je l’avais voulu. Il manquait quelque chose. Et à un moment, j’ai compris ce que c’était. La muse était absente. Mon personnage masculin principal n’avait pas d’âme on aurait dit. Il était simplement un nom et des gestes, mais il ne créait aucun remous en moi. En tous cas, rien de comparable à Jake Brooks, à Heath Fenway ou Addison Fring, les hommes de mes autres séries, qui possédaient tous quelque chose de « vivant ». Pour «Silencio , il me fallait un personnage masculin marquant, du genre à occuper mes pensées jour et nuit. Du genre à me garder éveillée jusqu’aux petites heures du matin tant j’ai envie de le voir exister. Un jour, la muse est arrivée. Comme cela. Par magie. Il a surgi dans mon esprit dans toute sa complétude, plus puissant que ma propre volonté, me foudroyant. J’ai donc jeté tout ce que j’avais accompli au cours des semaines précédentes. Rien de tout ce que j’avais déjà écrit ne me semblait avoir de sens. Il devait arriver plus tôt dans l’histoire, se manifester dès le début, ce qui n’était pas le cas dans la version première. Ce personnage renversant qui se nomme Ximènes possède sa volonté propre, il s’est imposé à moi, m’a forcée à le faire vivre. Mais il venait avec ses règles. Des règles qui sont hors de mon contrôle. C’est pourquoi « Silencio » vous paraîtra très différent de tout ce que j’ai écrit en format numérique jusqu’à présent. L’écriture de ce livre me rappelle « L’âme du Minotaure », mon roman paru en 2010. Il exploite davantage la psychologie des personnages, il pénètre très loin dans leurs esprits, il montre le côté sombre de l’humain qui aime malgré tout. Oui, c’est une histoire d’amour. Mais ce n’est pas un roman érotique. Pas dans le sens littéral du terme. Même si c’était mon intention au départ, les personnages en ont voulu autrement.