« Les robots du Sahara » est un roman qui décrit fidèlement la réalité d’un milieu isolé en plein désert avec des personnages strictement semblables sous toutes les apparences. Il s’agit d’ouvriers robotisés et déshumanisés à l’extrême qui travaillent énormément et qui réfléchissent trop sur leur sort.
Extraits
—Maintenant, l’agitation a baissé de plusieurs crans.
La fièvre est retombée. Les doux murmures de la tranquillité lui parviennent à l’oreille. La nuit prochaine sera certainement belle à vivre puisqu’il s’endormira profondément, jusqu’au dernier moment, jusqu'à 3 H 15. C’est si bon de pouvoir s’assoupir, s’abandonner, s’oublier et se réveiller tout neuf !
Les eaux tièdes, calmes et connues sont enfin en vue. Il n’a pas été emporté par la tourmente. Il n’a pas sombré ! Il ne sombrera pas ! Il sera toujours là ! Dans son cher Sahara ! Sa respiration régulière est le signe palpable du réconfort et de la guérison. Elle lui prouve qu’il est redevenu lui-même. Enfin !
Sa conversion en quelqu’un d’autre suit son cours normal, un cours qu’il trouve cependant trop lent parce qu’il veut en finir au plus vite. Heureusement qu’il sait comment procéder pour la faire avancer plus rapidement. C’est son intérêt vital qui est en jeu. Aussi doit-il le défendre en mobilisant tous ses moyens.
N’est-il pas préférable de vivre en vaincu plutôt que de ne pas vivre du tout ? Or, le battu doit tout perdre, tout lâcher, en commençant par ses attributs, tous ses attributs !
Ainsi, il se donne toutes les raisons pour se décrotter jour après jour de ses penchants et de son tempérament contre ses semblables. Comme une pierre rugueuse que les vagues roulent, soulèvent et liment par les galets.
Il mutile ses sens et écarte ses espoirs. Il coupe ses élans et abaisse son regard. Son objectif, c’est se ressentir comme ses collègues, percevoir comme eux, apprécier le Sahara du pétrole comme eux, réagir comme eux, voir comme eux, entendre comme eux, prendre pour modèle leurs démarches, leur ressembler autant que possible.
Revêtir la peau d’un ouvrier-robot quelconque. —
Extraits
—Maintenant, l’agitation a baissé de plusieurs crans.
La fièvre est retombée. Les doux murmures de la tranquillité lui parviennent à l’oreille. La nuit prochaine sera certainement belle à vivre puisqu’il s’endormira profondément, jusqu’au dernier moment, jusqu'à 3 H 15. C’est si bon de pouvoir s’assoupir, s’abandonner, s’oublier et se réveiller tout neuf !
Les eaux tièdes, calmes et connues sont enfin en vue. Il n’a pas été emporté par la tourmente. Il n’a pas sombré ! Il ne sombrera pas ! Il sera toujours là ! Dans son cher Sahara ! Sa respiration régulière est le signe palpable du réconfort et de la guérison. Elle lui prouve qu’il est redevenu lui-même. Enfin !
Sa conversion en quelqu’un d’autre suit son cours normal, un cours qu’il trouve cependant trop lent parce qu’il veut en finir au plus vite. Heureusement qu’il sait comment procéder pour la faire avancer plus rapidement. C’est son intérêt vital qui est en jeu. Aussi doit-il le défendre en mobilisant tous ses moyens.
N’est-il pas préférable de vivre en vaincu plutôt que de ne pas vivre du tout ? Or, le battu doit tout perdre, tout lâcher, en commençant par ses attributs, tous ses attributs !
Ainsi, il se donne toutes les raisons pour se décrotter jour après jour de ses penchants et de son tempérament contre ses semblables. Comme une pierre rugueuse que les vagues roulent, soulèvent et liment par les galets.
Il mutile ses sens et écarte ses espoirs. Il coupe ses élans et abaisse son regard. Son objectif, c’est se ressentir comme ses collègues, percevoir comme eux, apprécier le Sahara du pétrole comme eux, réagir comme eux, voir comme eux, entendre comme eux, prendre pour modèle leurs démarches, leur ressembler autant que possible.
Revêtir la peau d’un ouvrier-robot quelconque. —