Caroline COMMANVILLE (1846 - 1931) est la nièce de Gustave Flaubert.
Extrait :
Il ne fut pas ce qu’on appelle un élève brillant. Manquant sans cesse à l’observation de quelque règlement, ne se gênant pas pour juger ses professeurs, les pensums abondaient, et les premiers prix lui échappaient, sauf en histoire, où il fut toujours premier. En philosophie il se distingua, mais il ne comprit jamais rien aux mathématiques.
Plein d’exubérance et généreux, il avait de chauds amis qu’il amusait extrêmement par son intarissable verve et sa bonne humeur. Ses mélancolies, car il en avait déjà, se passaient dans une région de son esprit accessible à lui seul et ne se mêlaient pas encore à sa vie extérieure. Il avait une grande mémoire, n’oubliant ni les bienveillances, ni les vexations dont il avait pu être l’objet ; ainsi il conservait pour son professeur d’histoire Chéruel une grande reconnaissance et haïssait certain pion qui, pendant l’étude, l’avait empêché de lire un de ses livres favoris.
Extrait :
Il ne fut pas ce qu’on appelle un élève brillant. Manquant sans cesse à l’observation de quelque règlement, ne se gênant pas pour juger ses professeurs, les pensums abondaient, et les premiers prix lui échappaient, sauf en histoire, où il fut toujours premier. En philosophie il se distingua, mais il ne comprit jamais rien aux mathématiques.
Plein d’exubérance et généreux, il avait de chauds amis qu’il amusait extrêmement par son intarissable verve et sa bonne humeur. Ses mélancolies, car il en avait déjà, se passaient dans une région de son esprit accessible à lui seul et ne se mêlaient pas encore à sa vie extérieure. Il avait une grande mémoire, n’oubliant ni les bienveillances, ni les vexations dont il avait pu être l’objet ; ainsi il conservait pour son professeur d’histoire Chéruel une grande reconnaissance et haïssait certain pion qui, pendant l’étude, l’avait empêché de lire un de ses livres favoris.