Un soir du mois d’août de l’année 185… un jeune homme était assis en travers d’un passoir sur le sentier qui conduit de la Chaux-de-Fonds aux Franches-Montagnes ; il avait sur ses ge-noux une boîte de couleurs, et cherchait à reproduire sur la toile le splendide coucher de soleil qu’il avait sous les yeux.
Les lecteurs auxquels le haut Jura est familier savent que dans les lieux où la ligne de l’horizon est plus basse que le specta-teur, le soleil s’entoure souvent, à son coucher, d’une magnifi-cence incomparable. Rien ne peut rendre la richesse des teintes pourprées, orangées, les traits de feu, les franges d’or, les gloires qui éclatent parmi les nuages et qui illuminent le couchant. Le contraste entre cette lumière ardente, violente, et les tons foncés des forêts de sapins et des collines sur lesquelles elle resplendit, donne à ce phénomène l’aspect d’un immense embrasement.
Les lecteurs auxquels le haut Jura est familier savent que dans les lieux où la ligne de l’horizon est plus basse que le specta-teur, le soleil s’entoure souvent, à son coucher, d’une magnifi-cence incomparable. Rien ne peut rendre la richesse des teintes pourprées, orangées, les traits de feu, les franges d’or, les gloires qui éclatent parmi les nuages et qui illuminent le couchant. Le contraste entre cette lumière ardente, violente, et les tons foncés des forêts de sapins et des collines sur lesquelles elle resplendit, donne à ce phénomène l’aspect d’un immense embrasement.