ALI-PACHA
L’un criminel sanguinaire, l’autre victime mystérieuse… Le premier récit retrace la vie d’Ali Pacha (ca 1750-1822), une suite d’actes guerriers ayant pour cadre diverses régions de l’empire ottoman, peuplées de communautés chrétiennes ou musulmanes. Ali, né à Tebelen, en Albanie, est assoiffé de pouvoir et, au gré de ses alliances et des raids qu’il mène, soumettra l’Épire, une partie de l’Albanie et de la Macédoine. Le pacha de Jannina se révèle, sous la plume de Dumas et de Félicien Mallefille, un personnage sans foi ni loi, n’hésitant pas à massacrer des populations civiles, rusé, mais également courageux, ayant toujours combattu à la tête de ses troupes. Ruse, ambition, batailles féroces et vengeance, cette épopée ne pouvait fournir meilleur sujet à Dumas. Quant à l’homme au masque de fer, Dumas passe ici en revue, avec Auguste Arnould, les textes consacrés à l’identité de ce personnage, dont la première mention remonte à la moitié du XVIIIe siècle : duc de Beaufort, Fouquet, secrétaire du Duc de Mantoue, fils illégitime d’Anne d’Autriche ou frère de Louis XIV, et d’autres encore. Il décortique chaque «système», fait la démonstration des impossibilités et conclut que la théorie la plus plausible est celle du frère jumeau de Louis XIV ; cette thèse donne d’ailleurs matière au «Vicomte de Bragelonne» et a été popularisée par plusieurs films tirés de son roman. L’emprisonnement de cet homme pendant plus de trente ans, ayant l’obligation de porter un masque en présence d’autrui, s’expliquerait ainsi par la nécessité de le retirer du monde pour éviter un éventuel conflit fratricide à la tête de la royauté, une mise à mort étant rendue impossible puisqu’elle aurait signifié un régicide. Nous apprenons à cette occasion qu’à l’époque, le jumeau né en second était considéré comme celui engendré en premier, donc, dans le cas présent, le dauphin.
L’HOMME AU MASQUE DE FER est l'un des prisonniers les plus fameux de l'histoire française. Le mystère entourant son existence, ainsi que les différents films et romans dont il a fait l'objet, n'ont cessé d'alimenter les imaginations.
Le point de départ de l'affaire est la mort, le 19 novembre 1703 à la Bastille, au terme d'une longue captivité, d'un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de l'incarcération. Il aurait été enterré dans le cimetière de l'église Saint-Paul sous le nom de Marchiali, bien que d'autres sources indiquent les noms de Marchioly, ou Marchialy et avec une fausse indication d'âge. Sur cette base, l'histoire a été considérablement amplifiée, la légende y a ajouté force détails, et la politique s'en est emparée, l'homme au masque de fer devenant, sous la plume de Voltaire, un symbole de l'absolutisme monarchique. Selon certaines sources, ce serait même une totale invention de cet écrivain pour discréditer la monarchie absolue, puisqu'en réalité, masquer avec un loup — des prisonniers détenant des secrets d'État ou considérés comme nuisibles à celui-ci, était une pratique courante à l'époque.
L’un criminel sanguinaire, l’autre victime mystérieuse… Le premier récit retrace la vie d’Ali Pacha (ca 1750-1822), une suite d’actes guerriers ayant pour cadre diverses régions de l’empire ottoman, peuplées de communautés chrétiennes ou musulmanes. Ali, né à Tebelen, en Albanie, est assoiffé de pouvoir et, au gré de ses alliances et des raids qu’il mène, soumettra l’Épire, une partie de l’Albanie et de la Macédoine. Le pacha de Jannina se révèle, sous la plume de Dumas et de Félicien Mallefille, un personnage sans foi ni loi, n’hésitant pas à massacrer des populations civiles, rusé, mais également courageux, ayant toujours combattu à la tête de ses troupes. Ruse, ambition, batailles féroces et vengeance, cette épopée ne pouvait fournir meilleur sujet à Dumas. Quant à l’homme au masque de fer, Dumas passe ici en revue, avec Auguste Arnould, les textes consacrés à l’identité de ce personnage, dont la première mention remonte à la moitié du XVIIIe siècle : duc de Beaufort, Fouquet, secrétaire du Duc de Mantoue, fils illégitime d’Anne d’Autriche ou frère de Louis XIV, et d’autres encore. Il décortique chaque «système», fait la démonstration des impossibilités et conclut que la théorie la plus plausible est celle du frère jumeau de Louis XIV ; cette thèse donne d’ailleurs matière au «Vicomte de Bragelonne» et a été popularisée par plusieurs films tirés de son roman. L’emprisonnement de cet homme pendant plus de trente ans, ayant l’obligation de porter un masque en présence d’autrui, s’expliquerait ainsi par la nécessité de le retirer du monde pour éviter un éventuel conflit fratricide à la tête de la royauté, une mise à mort étant rendue impossible puisqu’elle aurait signifié un régicide. Nous apprenons à cette occasion qu’à l’époque, le jumeau né en second était considéré comme celui engendré en premier, donc, dans le cas présent, le dauphin.
L’HOMME AU MASQUE DE FER est l'un des prisonniers les plus fameux de l'histoire française. Le mystère entourant son existence, ainsi que les différents films et romans dont il a fait l'objet, n'ont cessé d'alimenter les imaginations.
Le point de départ de l'affaire est la mort, le 19 novembre 1703 à la Bastille, au terme d'une longue captivité, d'un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de l'incarcération. Il aurait été enterré dans le cimetière de l'église Saint-Paul sous le nom de Marchiali, bien que d'autres sources indiquent les noms de Marchioly, ou Marchialy et avec une fausse indication d'âge. Sur cette base, l'histoire a été considérablement amplifiée, la légende y a ajouté force détails, et la politique s'en est emparée, l'homme au masque de fer devenant, sous la plume de Voltaire, un symbole de l'absolutisme monarchique. Selon certaines sources, ce serait même une totale invention de cet écrivain pour discréditer la monarchie absolue, puisqu'en réalité, masquer avec un loup — des prisonniers détenant des secrets d'État ou considérés comme nuisibles à celui-ci, était une pratique courante à l'époque.