Extrait:
L’embouchure des grands fleuves présente toujours des dangers à la navigation : ici ce sont des roches sous-marines jadis recouvertes d’une épaisse couche de terre balayée par les flots, là des bancs et des grèves chaque année déplacés par les débordements, tour à tour entraînés et formés de nouveau par les courants et les marées, ailleurs une barre limoneuse qui est comme la ligne de démarcation entre les eaux douces et l’Océan. Grossi par vingt-une rivières considérables qui se gonflent elles-mêmes périodiquement à la saison des pluies, à la fonte des neiges, le Gange, malgré les huit bouches par lesquelles il se jette dans le golfe en arrosant et inondant parfois son delta, roule une si puissante masse d’eau, que son lit, à l’entrée principale, est inégal et capricieux comme celui d’un torrent.
L’embouchure des grands fleuves présente toujours des dangers à la navigation : ici ce sont des roches sous-marines jadis recouvertes d’une épaisse couche de terre balayée par les flots, là des bancs et des grèves chaque année déplacés par les débordements, tour à tour entraînés et formés de nouveau par les courants et les marées, ailleurs une barre limoneuse qui est comme la ligne de démarcation entre les eaux douces et l’Océan. Grossi par vingt-une rivières considérables qui se gonflent elles-mêmes périodiquement à la saison des pluies, à la fonte des neiges, le Gange, malgré les huit bouches par lesquelles il se jette dans le golfe en arrosant et inondant parfois son delta, roule une si puissante masse d’eau, que son lit, à l’entrée principale, est inégal et capricieux comme celui d’un torrent.