Ce livre, qui est une réplique et un digne pendant à l’œuvre de Alonié de Lestres [L’Appel de la race est publié un an plus tôt] soulèvera peut-être des polémiques, mais personne ne peut nier la haute valeur littéraire de ce roman. / C’est l’histoire d’un jeune homme qui veut rester Canadien français malgré son père, et préfère la médiocrité de fortune à une richesse qui serait le prix d'une alliance anglaise. »
Je vais résumer en laissant de côté beaucoup d’événements. L’action dure 5 ou 6 ans. À Winnipeg, M. de Blamon possède une usine d’engrais chimique. Il offre au jeune Gaston Chambrun un poste de contremaître s’il accepte de se rendre à Winnipeg. À Saint-Benoit-de-Vaudreuil, Gaston a une petite amie, Marie-Jeanne, à laquelle il est symboliquement fiancé, ce que tout le monde ignore sauf sa future belle-mère qui est mécontente de ces fiançailles. Elle prétend que le père Chambrun n’acceptera pas que son fils épouse une simple couturière, dont la mère est presque aveugle. L’avenir lui donnera raison.
Les Chambrun sont amis avec les Richstone, une amitié vieille de deux générations. Monsieur Richstone possède une industrie de sciage à Lachute. Il a épousé une Canadienne française et ils ont une fille unique, Aurélia, 16 ans, qui est vaguement amoureuse de Gaston depuis qu’il l’a sauvée d’une noyade certaine. Les Richstone et surtout M. Chambrun voient déjà un mariage à l’horizon, ignorant les sentiments de Gaston à l’égard de Marie-Jeanne. Mais ce dernier n’a pas l’intention de se laisser corrompre : « Les Richstone pourraient être aussi riches qu’ils le voudraient ; ce n’est point la dot de leur Aurélia qui ramènerait la prospérité sous le toit des Chambrun... Non, cela ne se pouvait : trop d’obstacles s’élevaient en barrière, infranchissable ; non, cela ne se ferait jamais. D’ailleurs, c’était Marie-Jeanne qu’aimait Gaston et non la descendante des oppresseurs de sa race... » La donne change lorsque Gaston apprend que son cultivateur de père est ruiné. Ce dernier met alors beaucoup de pression – en quelque sorte il lui impose – pour qu’il épouse Aurélia et sa dot.
Un coup de théâtre survient quand celle-ci annonce qu’elle rentre au carmel. Surviennent deux morts : celles de la mère de Marie-Jeanne et de la femme de M. Richstone. Ce dernier, maintenant seul, adopte Marie-Jeanne. Sa dot de 50000$ fait tomber les objections que le père Chambrun entretenait contre elle. Gaston revient au Québec et épouse Marie-Jeanne.
Et, comme le lui a conseillé monsieur le curé, il y a longtemps, il entend partager avec les siens ses connaissances et son expérience acquises à Winnipeg. Il reprend l’usine de sciage de M. Richstone et devient gérant d’une industrie d’engrais chimique que M. de Blamon possède à Montréal. Et là ne s’arrête pas son implication dans la société :
« Son esprit actif et ingénieux sut mener à bien et de front ces entreprises parallèles. Par des expériences directes faites sur ses terres, dont lui-même dirigeait l’exploitation, il convainquit les « habitants » de la supériorité des procédés scientifiques tels que : drainage des sols humides, substitution de l’assolement à l’ancien système de la jachère, sélection des semences, adaptation des engrais chimiques à la nature du sol, perfectionnement des instruments aratoires, etc. / Secondant les tentatives du ministère de l’agriculture, par ses soins, des conférences populaires furent organisées, des congrès régionaux établis, les expositions agricoles multipliées, la diffusion des revues scientifiques favorisées ; en un mot, un nouvel élan fut imprimé à l’intelligence comme à l’initiative des populations rurales. »
Je vais résumer en laissant de côté beaucoup d’événements. L’action dure 5 ou 6 ans. À Winnipeg, M. de Blamon possède une usine d’engrais chimique. Il offre au jeune Gaston Chambrun un poste de contremaître s’il accepte de se rendre à Winnipeg. À Saint-Benoit-de-Vaudreuil, Gaston a une petite amie, Marie-Jeanne, à laquelle il est symboliquement fiancé, ce que tout le monde ignore sauf sa future belle-mère qui est mécontente de ces fiançailles. Elle prétend que le père Chambrun n’acceptera pas que son fils épouse une simple couturière, dont la mère est presque aveugle. L’avenir lui donnera raison.
Les Chambrun sont amis avec les Richstone, une amitié vieille de deux générations. Monsieur Richstone possède une industrie de sciage à Lachute. Il a épousé une Canadienne française et ils ont une fille unique, Aurélia, 16 ans, qui est vaguement amoureuse de Gaston depuis qu’il l’a sauvée d’une noyade certaine. Les Richstone et surtout M. Chambrun voient déjà un mariage à l’horizon, ignorant les sentiments de Gaston à l’égard de Marie-Jeanne. Mais ce dernier n’a pas l’intention de se laisser corrompre : « Les Richstone pourraient être aussi riches qu’ils le voudraient ; ce n’est point la dot de leur Aurélia qui ramènerait la prospérité sous le toit des Chambrun... Non, cela ne se pouvait : trop d’obstacles s’élevaient en barrière, infranchissable ; non, cela ne se ferait jamais. D’ailleurs, c’était Marie-Jeanne qu’aimait Gaston et non la descendante des oppresseurs de sa race... » La donne change lorsque Gaston apprend que son cultivateur de père est ruiné. Ce dernier met alors beaucoup de pression – en quelque sorte il lui impose – pour qu’il épouse Aurélia et sa dot.
Un coup de théâtre survient quand celle-ci annonce qu’elle rentre au carmel. Surviennent deux morts : celles de la mère de Marie-Jeanne et de la femme de M. Richstone. Ce dernier, maintenant seul, adopte Marie-Jeanne. Sa dot de 50000$ fait tomber les objections que le père Chambrun entretenait contre elle. Gaston revient au Québec et épouse Marie-Jeanne.
Et, comme le lui a conseillé monsieur le curé, il y a longtemps, il entend partager avec les siens ses connaissances et son expérience acquises à Winnipeg. Il reprend l’usine de sciage de M. Richstone et devient gérant d’une industrie d’engrais chimique que M. de Blamon possède à Montréal. Et là ne s’arrête pas son implication dans la société :
« Son esprit actif et ingénieux sut mener à bien et de front ces entreprises parallèles. Par des expériences directes faites sur ses terres, dont lui-même dirigeait l’exploitation, il convainquit les « habitants » de la supériorité des procédés scientifiques tels que : drainage des sols humides, substitution de l’assolement à l’ancien système de la jachère, sélection des semences, adaptation des engrais chimiques à la nature du sol, perfectionnement des instruments aratoires, etc. / Secondant les tentatives du ministère de l’agriculture, par ses soins, des conférences populaires furent organisées, des congrès régionaux établis, les expositions agricoles multipliées, la diffusion des revues scientifiques favorisées ; en un mot, un nouvel élan fut imprimé à l’intelligence comme à l’initiative des populations rurales. »