Dans la salle des délibérations du Comité, au premier étage du pavillon de l’Égalité, la nuit est agitée. Saint-Just, arrivé depuis huit heures, s’est isolé dans un coin pour écrire le discours qu’il veut prononcer le lendemain. C’est à lui, pense-t-il, de rétablir la situation ébranlée par le discours de Robespierre et d’apaiser les passions qui agitent la Convention. Barère, Carnot, Lindet, Prieur sont assis autour de la grande table ovale. Revenus au Comité, Billaud et Collot apostrophent Saint-Just, voulant lui faire avouer qu’il prépare leur acte d’accusation. Saint-Just s’engage alors à leur soumettre son discours et se remet au travail. Craignant une insurrection de la Commune, Barère fait convoquer le maire Lescot-Fleuriot et Payan. Ils arrivent vers six heures. Billaud veut faire arrêter les deux hommes. Saint-Just s’y oppose. Pendant quatre heures de suite, on les retient dans l’espoir de désorganiser les préparatifs d’une éventuelle insurrection. Puis, on les laisse partir. Au lever du jour, Saint-Just quitte le Comité en promettant de revenir lire son rapport vers dix heures.
Dans la matinée, Barère, Billaud, Collot et Carnot attendent Saint-Just. À dix heures, Collot va présider la séance de la Convention. Les autres restent. Ils voient arriver Couthon. Des propos acerbes sont échangés. Vers midi se présente un huissier porteur d’un billet de Saint-Just : « L’injustice a fermé mon cœur ; je vais l’ouvrir tout entier à la Convention nationale. » Furieux, Barère, Billaud et Carnot se précipitent à la Convention. Couthon les suit, poussé dans son fauteuil roulant.
Dans la matinée, Barère, Billaud, Collot et Carnot attendent Saint-Just. À dix heures, Collot va présider la séance de la Convention. Les autres restent. Ils voient arriver Couthon. Des propos acerbes sont échangés. Vers midi se présente un huissier porteur d’un billet de Saint-Just : « L’injustice a fermé mon cœur ; je vais l’ouvrir tout entier à la Convention nationale. » Furieux, Barère, Billaud et Carnot se précipitent à la Convention. Couthon les suit, poussé dans son fauteuil roulant.