Marié à Reine depuis près de vingt ans, Antoine voudrait la quitter pour vivre avec Ariane. Malgré ses doutes et ses contradictions, il s'est promis de parler à sa femme avant la fin de l'été.
En 16 dates, du premier au dernier jour de l'été, les trois protagonistes racontent, chacun leur tour, ce qu'ils ressentent, ce qu'ils voudraient, et c'est toute leur vie qui défile, leur rappelant qu'un seul geste pourrait leur permettre de prendre leur bonheur.
Un geste qu'ils réaliseront, peut-être, juste avant l'automne.
Nombre de pages de la version imprimée : 256
Extrait :
"La musique m’étouffe à présent. J’ai le vertige un moment. Quitter Reine je pense que je le pourrais, mais comment vivre cela avec les enfants ? L’idéal serait de recommencer, tout recommencer. Reine pourrait m’aimer, je pourrais lui donner envie de m’aimer et nous élèverions nos enfants. Il faudrait tenir encore dix ans. J’aurais alors plus de 60 ans.
Tenir dix ans.
Perdre mes années les plus belles, les plus vigoureuses au nom d’une ridicule raison. Et flétrir, et faner, sans désir. En regardant le bonheur s’éloigner, s’écouler comme grains de sable entre mes doigts refermés."
ANTOINE (extrait)
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"Et lui, à partir de quand s’est-il éloigné de moi ? L’amour aurait-il une date de péremption qui ne serait pas la même pour tous les couples ? Avons-nous fini notre temps Antoine et moi ?
Toutes les questions que j’ai toujours éludées, les questions que j’ai fuies me reviennent en mémoire. J’ai la désagréable impression de devoir passer à la caisse aujourd’hui et d’avoir un long compte d’arriérés, de dettes. (...) Aujourd’hui le voile se lève et découvre toute ma vie, toutes mes lâchetés, mes erreurs, mes mensonges.
Antoine et moi aurions dû nous parler depuis longtemps, nous quitter peut-être mais plus dignement, ou bien nous battre, sans lâcher la main de l’autre. En amour, le compromis est la perte, seule la démesure nous sauve et nous rattrape de tout."
REINE (extrait)
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"Je suis sans nouvelles de lui. Nous sommes vendredi soir et, même s’il devait se manifester, il ne le ferait pas avant lundi. C’est une autre évidence que les maîtresses doivent accepter : jamais de nouvelles le week-end, durant les vacances, le soir et les jours fériés. Ce sont les moments réservés à la famille, et l’amant signifie bien par là que le « territoire » de la maîtresse s’arrête à ses orées là. Pourtant, il le faisait autrefois, cela ne le dérangeait pas, et même il y tenait. Au début de notre histoire, il m’écrivait, me voyait même durant ces moments réservés. Le jour où il a trouvé des excuses pour les samedis, les soirs, etc, j’ai compris que pour lui, je n’étais plus rien d’autre qu’un ancien amour encombrant."
ARIANE (extrait)
En 16 dates, du premier au dernier jour de l'été, les trois protagonistes racontent, chacun leur tour, ce qu'ils ressentent, ce qu'ils voudraient, et c'est toute leur vie qui défile, leur rappelant qu'un seul geste pourrait leur permettre de prendre leur bonheur.
Un geste qu'ils réaliseront, peut-être, juste avant l'automne.
Nombre de pages de la version imprimée : 256
Extrait :
"La musique m’étouffe à présent. J’ai le vertige un moment. Quitter Reine je pense que je le pourrais, mais comment vivre cela avec les enfants ? L’idéal serait de recommencer, tout recommencer. Reine pourrait m’aimer, je pourrais lui donner envie de m’aimer et nous élèverions nos enfants. Il faudrait tenir encore dix ans. J’aurais alors plus de 60 ans.
Tenir dix ans.
Perdre mes années les plus belles, les plus vigoureuses au nom d’une ridicule raison. Et flétrir, et faner, sans désir. En regardant le bonheur s’éloigner, s’écouler comme grains de sable entre mes doigts refermés."
ANTOINE (extrait)
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"Et lui, à partir de quand s’est-il éloigné de moi ? L’amour aurait-il une date de péremption qui ne serait pas la même pour tous les couples ? Avons-nous fini notre temps Antoine et moi ?
Toutes les questions que j’ai toujours éludées, les questions que j’ai fuies me reviennent en mémoire. J’ai la désagréable impression de devoir passer à la caisse aujourd’hui et d’avoir un long compte d’arriérés, de dettes. (...) Aujourd’hui le voile se lève et découvre toute ma vie, toutes mes lâchetés, mes erreurs, mes mensonges.
Antoine et moi aurions dû nous parler depuis longtemps, nous quitter peut-être mais plus dignement, ou bien nous battre, sans lâcher la main de l’autre. En amour, le compromis est la perte, seule la démesure nous sauve et nous rattrape de tout."
REINE (extrait)
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"Je suis sans nouvelles de lui. Nous sommes vendredi soir et, même s’il devait se manifester, il ne le ferait pas avant lundi. C’est une autre évidence que les maîtresses doivent accepter : jamais de nouvelles le week-end, durant les vacances, le soir et les jours fériés. Ce sont les moments réservés à la famille, et l’amant signifie bien par là que le « territoire » de la maîtresse s’arrête à ses orées là. Pourtant, il le faisait autrefois, cela ne le dérangeait pas, et même il y tenait. Au début de notre histoire, il m’écrivait, me voyait même durant ces moments réservés. Le jour où il a trouvé des excuses pour les samedis, les soirs, etc, j’ai compris que pour lui, je n’étais plus rien d’autre qu’un ancien amour encombrant."
ARIANE (extrait)