Yasmina a vécu toute sa vie dans le quartier populaire de la Goulette. Elle a passé son enfance perchée sur les murets qui entourent les terrasses des maisons du quartier, à rêver, à parler avec les esprits. Elle est aujourd’hui l’une des premières femmes psychologues de son pays et ne s’est jamais mariée. Aux yeux de la société bien pensante qui l’entoure, ces deux particularités font d’elle une femme peu fréquentable. Elle est pourtant secrètement admirée par la plupart des femmes tunisiennes. Aux hommes musulmans, sa frêle silhouette inspire méfiance, crainte, mais aussi peut être du respect. Rares sont ceux qui osent se confronter à son regard et à son verbe haut.
Ranjhit était promis à une brillante carrière de chercheur pour un des plus grands laboratoires pharmaceutiques de New Delhi. Son destin l’a mené dans un petit village du Rajasthan ou il s’est installé comme simple médecin de campagne. Il trouve chaque jour sa motivation dans les couleurs du matin qui se lève, les remerciements pleins de sincérité de la mère dont l’enfant est guéri, le souffle du vent qui annonce la fraîcheur du soir. Il ne quitte plus ce village, pourtant sa vision du monde est plus large que le désert qui l’entoure.
Il est 5 heures du matin et Jean est déjà à une heure de marche du village. Son client accuse un peu le coup mais il n’ose rien dire. Jean propose une pause vite acceptée et tend sa gourde au visiteur. Jean est guide au cœur de l’Oisans depuis toujours, enfin son père était là et son grand père avant lui. La montagne c’est toute sa vie et c’est cette même montagne qui a voulu un jour l’envoyer dans le monde de l’au delà. Il s’est battu pour survivre, ou peut être pas d’ailleurs. Au début il a essayé de parler de ce qu’il avait vu avec ses amis guides, mais il a vite abandonné. Le climat est rude dans ces contrées et les gens ont les pieds sur terre. Ils n’aiment guère les histoires qui n’ont pas d’explications rationnelles.
Dans le temps James était VRP. Il ne s’en sortait pas trop mal. Il se souvient de cette soirée à l’hôtel avec La nuit du chasseur qui passait à la télé. Maintenant il sillonne sans répit les Etats Unis à bord de sa Chevrolet Cavalier. Lui seul sait pourquoi il parcourt tous ces kilomètres. Le soir, dans sa chambre de motel, il trace avec précision le parcours effectué et il fait aussi une petite croix pour chaque parcelle trouvée, puis il relie les croix entre elles. Il pense souvent à Betty. Elle est toujours aussi belle et jeune pendant que lui vieillit.
Simon raconte, se raconte. Il navigue en solitaire du Sud de la France jusqu’aux Canaries. Quand la mer le permet, il relie ses cahiers et rédige des notes. Simon écrit à Yasmina, Jean, James et Ranjhit, ses 4 amis et les convie à le rejoindre à Lanzarote. Il est convaincu que chacun détient une parcelle de vérité sur la raison de l’existence. Il veut provoquer cette rencontre dans un endroit particulièrement favorable. Il en sortira forcément quelque chose d’important, quelque chose de fondamental, il en est convaincu. Que feront ils de cette vérité si elle leur est révélée, ça il ne le sait pas. La navigation est rude. A bord, le temps passe parfois très vite et à d’autres moments les jours et les heures s’éternisent. Simon se rapproche t’il de la vérité, de sa vérité ? Simon raconte et pense à la vie, à sa vie, à sa mort.
A la fois voyage initiatique et constat au crépuscule d’une vie faite de rencontres, d’aventures rêvées ou vécues et d’inspiration. Simon longe les côtes espagnoles et nord africaines à la recherche de la vérité. Il échafaude une théorie qui, sans jamais pouvoir la confronter au jugement de ses amis, se mêle à leurs propres réflexions pour ne peut être faire plus qu’une ou une multitude. Quelle est d’ailleurs la différence ?
Ranjhit était promis à une brillante carrière de chercheur pour un des plus grands laboratoires pharmaceutiques de New Delhi. Son destin l’a mené dans un petit village du Rajasthan ou il s’est installé comme simple médecin de campagne. Il trouve chaque jour sa motivation dans les couleurs du matin qui se lève, les remerciements pleins de sincérité de la mère dont l’enfant est guéri, le souffle du vent qui annonce la fraîcheur du soir. Il ne quitte plus ce village, pourtant sa vision du monde est plus large que le désert qui l’entoure.
Il est 5 heures du matin et Jean est déjà à une heure de marche du village. Son client accuse un peu le coup mais il n’ose rien dire. Jean propose une pause vite acceptée et tend sa gourde au visiteur. Jean est guide au cœur de l’Oisans depuis toujours, enfin son père était là et son grand père avant lui. La montagne c’est toute sa vie et c’est cette même montagne qui a voulu un jour l’envoyer dans le monde de l’au delà. Il s’est battu pour survivre, ou peut être pas d’ailleurs. Au début il a essayé de parler de ce qu’il avait vu avec ses amis guides, mais il a vite abandonné. Le climat est rude dans ces contrées et les gens ont les pieds sur terre. Ils n’aiment guère les histoires qui n’ont pas d’explications rationnelles.
Dans le temps James était VRP. Il ne s’en sortait pas trop mal. Il se souvient de cette soirée à l’hôtel avec La nuit du chasseur qui passait à la télé. Maintenant il sillonne sans répit les Etats Unis à bord de sa Chevrolet Cavalier. Lui seul sait pourquoi il parcourt tous ces kilomètres. Le soir, dans sa chambre de motel, il trace avec précision le parcours effectué et il fait aussi une petite croix pour chaque parcelle trouvée, puis il relie les croix entre elles. Il pense souvent à Betty. Elle est toujours aussi belle et jeune pendant que lui vieillit.
Simon raconte, se raconte. Il navigue en solitaire du Sud de la France jusqu’aux Canaries. Quand la mer le permet, il relie ses cahiers et rédige des notes. Simon écrit à Yasmina, Jean, James et Ranjhit, ses 4 amis et les convie à le rejoindre à Lanzarote. Il est convaincu que chacun détient une parcelle de vérité sur la raison de l’existence. Il veut provoquer cette rencontre dans un endroit particulièrement favorable. Il en sortira forcément quelque chose d’important, quelque chose de fondamental, il en est convaincu. Que feront ils de cette vérité si elle leur est révélée, ça il ne le sait pas. La navigation est rude. A bord, le temps passe parfois très vite et à d’autres moments les jours et les heures s’éternisent. Simon se rapproche t’il de la vérité, de sa vérité ? Simon raconte et pense à la vie, à sa vie, à sa mort.
A la fois voyage initiatique et constat au crépuscule d’une vie faite de rencontres, d’aventures rêvées ou vécues et d’inspiration. Simon longe les côtes espagnoles et nord africaines à la recherche de la vérité. Il échafaude une théorie qui, sans jamais pouvoir la confronter au jugement de ses amis, se mêle à leurs propres réflexions pour ne peut être faire plus qu’une ou une multitude. Quelle est d’ailleurs la différence ?