Trois détonations, trois secondes, trois vies brisées et toute une ville, désespérée, marquée, et choquée à vie.
Une seconde, une minute, je ne pourrais le dire. Je me souviens à peine de ma cousine, se précipiter sur les enfants, en les plaquant sur le sable et en les protégeant de tout son corps. Je revois vaguement son mari, Karim, hurlant de nous cacher derrière le rocher et de ne pas en sortir.
Sans réfléchir et sans tenir compte de son ordre, je le suivis en courant telle une folle.
Je venais de comprendre. A cet instant, un militaire, se précipita sur moi. Son arme à la main, me fit peur, mais je réussi à me dégager et lui échappa pour me retrouver quelque mètres plus loin, sur la petite terrasse qui donnait sur la crique
Malik, gisait sur le dos dans une marre de sang, les bras écartés.
Son torse était criblé de plusieurs balles, et le sang qui en sortait, entourait quasiment tout son corps et coulait, encore et encore...
Dieu, ce jour là, devait être très sollicité, dans le monde, mais aussi et peut-être surtout en Algérie, où il ne se passait pas une heure, une minute, sans qu’un attentat, qu’une personne ne soit victime d’un acte terroriste. Tout le monde le savait, tout le monde le craignait, mais personne n’aurait imaginé que Malik ferait partie un jour des victimes. Personne !
En 1994, alors âgée de 20 ans, Nawet Rechak nous décrit dans ce livre avec une horreur insoutenable et un réalisme visionnaire la décennie noire qu’a connu l’Algérie.
Une seconde, une minute, je ne pourrais le dire. Je me souviens à peine de ma cousine, se précipiter sur les enfants, en les plaquant sur le sable et en les protégeant de tout son corps. Je revois vaguement son mari, Karim, hurlant de nous cacher derrière le rocher et de ne pas en sortir.
Sans réfléchir et sans tenir compte de son ordre, je le suivis en courant telle une folle.
Je venais de comprendre. A cet instant, un militaire, se précipita sur moi. Son arme à la main, me fit peur, mais je réussi à me dégager et lui échappa pour me retrouver quelque mètres plus loin, sur la petite terrasse qui donnait sur la crique
Malik, gisait sur le dos dans une marre de sang, les bras écartés.
Son torse était criblé de plusieurs balles, et le sang qui en sortait, entourait quasiment tout son corps et coulait, encore et encore...
Dieu, ce jour là, devait être très sollicité, dans le monde, mais aussi et peut-être surtout en Algérie, où il ne se passait pas une heure, une minute, sans qu’un attentat, qu’une personne ne soit victime d’un acte terroriste. Tout le monde le savait, tout le monde le craignait, mais personne n’aurait imaginé que Malik ferait partie un jour des victimes. Personne !
En 1994, alors âgée de 20 ans, Nawet Rechak nous décrit dans ce livre avec une horreur insoutenable et un réalisme visionnaire la décennie noire qu’a connu l’Algérie.