Ce livre numérique comporte une table des matières dynamique. Il est parfaitement mise en page pour une lecture sur liseuse électronique.
Extrait :
— Allons ! dit tout à coup Hindelang, je vais rejoindre M. Rochon dans sa cabine. Il doit être pour le moins minuit, n’est-ce pas ?
Le pilote regarda le ciel un moment et répondit :
— Il passe minuit, monsieur. Bientôt il sera une heure.
— En ce cas il est temps de me coucher. Bonne nuit, mon ami.
— Bonne nuit, monsieur.
Le jeune homme enjamba des piles de cordages, des caisses entassées, des barils, et se dirigea à tribord. Arrivé près de l’écoutille il s’arrêta, comme distrait, puis comme obéissant à une pensée qui dictait ses mouvements, il s’accouda à la balustrade et laissa ses yeux pensifs errer à l’aventure.
À mesure que la lune descendait sa course vers l’ouest, des nuages montaient de l’est, du sud et du nord. On eût dit qu’ils poursuivaient la lune, qu’ils voulaient la cercler prudemment, puis bondir et la capturer. Car ils en voulaient peut-être mortellement à cette face blême qui grimaçait narquoisement et qui, quelques heures auparavant, les avait brutalement dispersés. Et plus la lune se sauvait en riant, plus les nuages, sombres et irrités, s’approchaient.
Hindelang regardait cette chasse sans voir. Il pensait, et sa pensée s’était évadée de son cerveau. Elle avait suivi l’imagination et le souvenir.
Extrait :
— Allons ! dit tout à coup Hindelang, je vais rejoindre M. Rochon dans sa cabine. Il doit être pour le moins minuit, n’est-ce pas ?
Le pilote regarda le ciel un moment et répondit :
— Il passe minuit, monsieur. Bientôt il sera une heure.
— En ce cas il est temps de me coucher. Bonne nuit, mon ami.
— Bonne nuit, monsieur.
Le jeune homme enjamba des piles de cordages, des caisses entassées, des barils, et se dirigea à tribord. Arrivé près de l’écoutille il s’arrêta, comme distrait, puis comme obéissant à une pensée qui dictait ses mouvements, il s’accouda à la balustrade et laissa ses yeux pensifs errer à l’aventure.
À mesure que la lune descendait sa course vers l’ouest, des nuages montaient de l’est, du sud et du nord. On eût dit qu’ils poursuivaient la lune, qu’ils voulaient la cercler prudemment, puis bondir et la capturer. Car ils en voulaient peut-être mortellement à cette face blême qui grimaçait narquoisement et qui, quelques heures auparavant, les avait brutalement dispersés. Et plus la lune se sauvait en riant, plus les nuages, sombres et irrités, s’approchaient.
Hindelang regardait cette chasse sans voir. Il pensait, et sa pensée s’était évadée de son cerveau. Elle avait suivi l’imagination et le souvenir.