Un jeune homme se leva.
Il venait d’être élu ; il avait à peine vingt-trois ans, une taille élevée, élégante, un buste imposant, des traits aristocratiques, une tête pleine de fierté, de noblesse et d’intelligence, quelque chose de Lafayette et de Washington, tous les indices qui révèlent l’homme fait pour commander par la grandeur du caractère, la supériorité de l’intelligence.
Lorsque sa grande voix retentit dans l’enceinte législative, comme les vibrations puissantes de l’airain, pour dénoncer les outrages du passé et présager les luttes de l’avenir, la majorité, radieuse et enthousiasmée, salua avec transport les accents patriotiques du jeune orateur ; elle avait besoin d’un homme jeune et vigoureux pour remplacer les deux chefs vaillants dont l’âge et les fatigues avaient épuisé les forces, pour prendre de leurs mains tremblantes le drapeau qu’ils avaient héroïquement défendu ; elle avait trouvé cet homme…
C’était Louis-Joseph Papineau.
Il venait d’être élu ; il avait à peine vingt-trois ans, une taille élevée, élégante, un buste imposant, des traits aristocratiques, une tête pleine de fierté, de noblesse et d’intelligence, quelque chose de Lafayette et de Washington, tous les indices qui révèlent l’homme fait pour commander par la grandeur du caractère, la supériorité de l’intelligence.
Lorsque sa grande voix retentit dans l’enceinte législative, comme les vibrations puissantes de l’airain, pour dénoncer les outrages du passé et présager les luttes de l’avenir, la majorité, radieuse et enthousiasmée, salua avec transport les accents patriotiques du jeune orateur ; elle avait besoin d’un homme jeune et vigoureux pour remplacer les deux chefs vaillants dont l’âge et les fatigues avaient épuisé les forces, pour prendre de leurs mains tremblantes le drapeau qu’ils avaient héroïquement défendu ; elle avait trouvé cet homme…
C’était Louis-Joseph Papineau.