Vers le premier siècle de l’ère chrétienne, on voyait, à quelques lieues au-dessus de l’embouchure de la Loire, une réunion confuse de villages couverts de chaume et à moitié cachés parmi les saules. D’étroits chemins, bordés de bouleaux, unissaient entre eux ces différents hameaux. Les vertes prairies s’étendaient par derrière, et l’on voyait tourbillonner au-dessus les oies sauvages qui venaient s’abattre le long des rives. Tout était champêtre et tranquille : seulement, parfois, le soir, à la marée montante, on apercevait dans la brume des barques noires glissant sur les eaux comme des serpents marins, et qui, suivant un des bras du fleuve, s’y perdaient parmi les feuillées.
Nantes (French Edition)
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