Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
Il est parfaitement mis en page pour une lecture sur liseuse électronique.
Jules Antoine Moilin dit Tony Moilin est un médecin et homme politique français né à Cosne-sur-Loire en 1832 et mort fusillé pendant la Commune de Paris le 28 mai 1871.
Extrait :
Lorsque les Socialistes arrivèrent au pouvoir et qu’ils furent les maîtres de Paris, la première chose à laquelle ils durent songer, ce fut d’exproprier toutes les maisons de la ville, afin de les transformer et de les mettre en harmonie avec les nouvelles institutions sociales.
Les architectes consultés à ce propos voulaient absolument qu’on démolît tout, puis qu’on reconstruisît à grands frais des maisons-modèles conformes aux plans qu’ils présentaient. Heureusement le Gouvernement était aussi prudent qu’économe. Il rejeta donc les projets des architectes qui l’auraient entraîné à de trop grandes dépenses, et il préféra utiliser les maisons de Paris telles qu’elles étaient et les adapter tant bien que mal à leur destination nouvelle, plutôt que de se lancer dans le système coûteux d’une démolition et d’une reconstruction universelles.
Mais avant de donner le détail de cette transformation de la capitale, disons d’abord comment l’Administration s’y était prise pour exproprier toutes les maisons de Paris et en devenir le très-légitime possesseur. Cette acquisition de toute une ville est d’autant plus remarquable comme opération financière, que l’État, lors de l’avènement de la République, devait aux particuliers plus de 80 milliards et n’avait pas un centime en caisse.
Loin de s’effrayer de cette pénurie, et sachant parfaitement que la France était assez riche pour payer ses anciennes dettes et en contracter de nouvelles, le Gouvernement, dès qu’il fut solidement établi, se hâta d’exproprier toutes les maisons de Paris en en payant régulièrement le prix à leurs propriétaires. Ce payement, il ne le fit pas en espèces métalliques, puisqu’il ne possédait pas un centime. Il ne le fit pas davantage eu papier-monnaie qui eût été immédiatement déprécié et refusé à bon droit par les expropriés. Mais il le fit tout simplement, et à la satisfaction générale, avec des titres de rentes viagères payables par le Trésor public.
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Jules Antoine Moilin dit Tony Moilin est un médecin et homme politique français né à Cosne-sur-Loire en 1832 et mort fusillé pendant la Commune de Paris le 28 mai 1871.
Extrait :
Lorsque les Socialistes arrivèrent au pouvoir et qu’ils furent les maîtres de Paris, la première chose à laquelle ils durent songer, ce fut d’exproprier toutes les maisons de la ville, afin de les transformer et de les mettre en harmonie avec les nouvelles institutions sociales.
Les architectes consultés à ce propos voulaient absolument qu’on démolît tout, puis qu’on reconstruisît à grands frais des maisons-modèles conformes aux plans qu’ils présentaient. Heureusement le Gouvernement était aussi prudent qu’économe. Il rejeta donc les projets des architectes qui l’auraient entraîné à de trop grandes dépenses, et il préféra utiliser les maisons de Paris telles qu’elles étaient et les adapter tant bien que mal à leur destination nouvelle, plutôt que de se lancer dans le système coûteux d’une démolition et d’une reconstruction universelles.
Mais avant de donner le détail de cette transformation de la capitale, disons d’abord comment l’Administration s’y était prise pour exproprier toutes les maisons de Paris et en devenir le très-légitime possesseur. Cette acquisition de toute une ville est d’autant plus remarquable comme opération financière, que l’État, lors de l’avènement de la République, devait aux particuliers plus de 80 milliards et n’avait pas un centime en caisse.
Loin de s’effrayer de cette pénurie, et sachant parfaitement que la France était assez riche pour payer ses anciennes dettes et en contracter de nouvelles, le Gouvernement, dès qu’il fut solidement établi, se hâta d’exproprier toutes les maisons de Paris en en payant régulièrement le prix à leurs propriétaires. Ce payement, il ne le fit pas en espèces métalliques, puisqu’il ne possédait pas un centime. Il ne le fit pas davantage eu papier-monnaie qui eût été immédiatement déprécié et refusé à bon droit par les expropriés. Mais il le fit tout simplement, et à la satisfaction générale, avec des titres de rentes viagères payables par le Trésor public.