Charles Sicard était un conseiller du commerce russe à Odessa (en 1829) (XVIIIe siècle – XIXe siècle).
Edition récente adaptée aux liseuses, parue à l'origine en 1829.
Extrait :"Ainsi donc, sous le gouvernement des czars, le commerce de la Méditerranée passera tout entier dans la mer Noire ; il y sera dirigé avec zèle et succès, et au grand avantage de toutes les parties. Le midi de l’Europe sera à jamais protégé contre la disette par l’échange de ses productions contre nos céréales, et beaucoup d’autres objets importants, échange qui s’établira et s’opérera avec une facilité toujours croissante. Cette mer est déjà le marché où se répandent tous les produits coloniaux nécessaires à notre consommation ; ces échanges naissants de marchandises prendront plus de solidité et d’étendue à mesure que s’accroîtra la population de notre immense territoire, population qui est loin encore d’avoir atteint même la dixième partie de la proportion qu’elle doit naturellement remplir ; et le commerce étranger trouvera, comme il l’a rencontré jusqu’à présent, dans les ports russes de la mer Noire, une réception amicale, la faveur et la protection des habitants.
D’un autre côté, la Géorgie russe offre un vaste champ aux entreprises commerciales, et peut devenir un nouveau marché pour les productions européennes les plus précieuses. Pendant un grand nombre d’années, les marchands géorgiens ont fait des voyages en Allemagne pour se rendre aux foires de Leipzig, où ils ont l’habitude de laisser plusieurs millions en échange de marchandises sorties des manufactures européennes."
Edition récente adaptée aux liseuses, parue à l'origine en 1829.
Extrait :"Ainsi donc, sous le gouvernement des czars, le commerce de la Méditerranée passera tout entier dans la mer Noire ; il y sera dirigé avec zèle et succès, et au grand avantage de toutes les parties. Le midi de l’Europe sera à jamais protégé contre la disette par l’échange de ses productions contre nos céréales, et beaucoup d’autres objets importants, échange qui s’établira et s’opérera avec une facilité toujours croissante. Cette mer est déjà le marché où se répandent tous les produits coloniaux nécessaires à notre consommation ; ces échanges naissants de marchandises prendront plus de solidité et d’étendue à mesure que s’accroîtra la population de notre immense territoire, population qui est loin encore d’avoir atteint même la dixième partie de la proportion qu’elle doit naturellement remplir ; et le commerce étranger trouvera, comme il l’a rencontré jusqu’à présent, dans les ports russes de la mer Noire, une réception amicale, la faveur et la protection des habitants.
D’un autre côté, la Géorgie russe offre un vaste champ aux entreprises commerciales, et peut devenir un nouveau marché pour les productions européennes les plus précieuses. Pendant un grand nombre d’années, les marchands géorgiens ont fait des voyages en Allemagne pour se rendre aux foires de Leipzig, où ils ont l’habitude de laisser plusieurs millions en échange de marchandises sorties des manufactures européennes."